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L'architecture
d'un système hi-fi ou home-cinéma ne peut être complètement maîtrisée que si
l'on inclut l'élément majeur du système : l'oreille.
Ses
caractéristiques sont déterminantes dans la perception. Ses
particularités (en matière de niveau sonore, surtout) expliquent bien des
déceptions vis-à-vis de systèmes pourtant séduisants sur le papier.

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Le son est une variation très rapide de la
pression de l'air, de l'ordre de quelques millièmes de bars. Par exemple, un son
émis à une fréquence de 1000 hertz crée une série de 1000 pressions et
dépressions en une seconde. Le hertz (Hz) est
l'unité permettant de quantifier un nombre de cycles par seconde.
L’oreille est
l’organe de la perception des sons. Elle les transcrit en messages
électriques qui sont interprétés par le cerveau. Comme tout organe de
perception, l’oreille à ses limites : il est communément admis que
l’oreille saine perçoit les sons compris entre 20 Hz et 20 kHz.
L'oreille
humaine n'est pas aussi sensible aux sons graves (basses fréquences) qu'aux
sons médium ou aigu (hautes fréquences) émis à la même pression acoustique.
Le schéma ci-dessous reproduit les courbes d'isosonie
de Fletcher et Munson (1918). Elles traduisent
comment les sons graves demandent à être entendus à un niveau sonore plus
élevé que les sons aigus pour être perçus avec la même intensité.

Nous pouvons
remarquer que l’oreille perçoit au même niveau sonore un son de fréquence
30 Hz émis à 80 dB et un son de fréquence 500 Hz émis à
35 dB. On en déduit donc que l’oreille n’est pas aussi sensible aux
basses fréquences qu’aux fréquences moyennes ni même aux hautes fréquences.
En dessous de 20 Hz, l’oreille et le système auditif ne transmettent
plus d’informations au cerveau,
c’est le corps dans son intégralité qui ressent ces fréquences infra-basses sous forme de vibrations.
Il nous est
possible de localiser la provenance d'un son grâce à la distance qui sépare
nos deux oreilles. Ce n’est pas seulement l’oreille qui reçoit en premier le
signal qui permet cette localisation. Si c'était le cas, nous serions
incapables de localiser un son continu. C'est la légère différence de
perception entre les deux oreilles qui le permet. C'est le décalage temporel
qui détermine principalement la provenance d'un son. Le changement
d'intensité intervient aussi mais dans une moindre mesure.
Les basses
fréquences, du fait que leur longueur d'onde est grande en regard de la
faible distance séparant les oreilles, n'autorisent pas un déphasage
suffisant pour permettre au cerveau de localiser la source sonore. Il est
conventionnellement admis que les fréquences non-directives sont situées en
dessous de 120 Hz. Nous dirons par expérience que cette limite est
plutôt aux alentours de 80 Hz.
Source : www.son-video.com
avec nos remerciements
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